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jeudi 11 mars 2010

Historique de la FLEC

Genèse de la FLEC

La FLEC est créée en 1946 dans le climat de renouveau que marque l’après-guerre. Conçue comme un mouvement d’éducation populaire, elle vise à faire découvrir différents aspects de la culture et en particulier le cinéma. De nombreuses personnalités qui marqueront plus tard l’industrie du cinéma participent à son développement. On peut citer Jean Pierre Chartier qui fondera Radio, cinéma et télévision qui deviendra plus tard Télérama et Roger Lavialle qui deviendra directeur adjoint du quotidien « Ouest France ».

La FLEC s’inscrit dans le mouvement des ciné-clubs dont elle favorise l’expansion par une aide à la création (elle édite la brochure « Comment fonder un ciné-club ») et assure un service de programmation. Elle constitue à cet effet une importante cinémathèque de films en 16mm et reprend également à son compte la parution d’un bulletin d’information sur les films en exploitation, Téléciné et ensuite Filmographe (1947-1970). Dans le cadre de sa vocation d’éducation populaire, elle promeut l’enseignement de l’image dans les collèges, lycées et maisons de jeunes et de la culture pour lesquels elle organise des stages de formations d’animateurs. Au début des années cinquante, elle emploie ainsi une dizaine de personnes travaillant dans plus de trois cents centres différents.

En 1953, la FLEC obtient l’agrément officiel de diffusion de la culture par le film et occupe une place majeure dans le mouvement des ciné-clubs de France.

LES MUTATIONS : DES ANNEES 80 JUSQU’A AUJOURD’HUI

A partir de la fin des années soixante-dix la FLEC connaît une période difficile. Le handicap financier est néanmoins remonté par Henri Pialat, élu président-directeur. Ce dernier en relance les activités vitales et maintient la cinémathèque. A partir des années 1980, une transformation de la fréquentation du cinéma, la multiplication des chaînes de télévision, l’usage de la vidéo transforment le paysage audiovisuel. Une professionnalisation de l’animation culturelle par de nouvelles structures se font jour dans l’approche de la culture cinématographique.

La FLEC maintient malgré tout ses activités :
-  Initiation au cinéma dans les milieux scolaires, dans les collèges et les lycées
-  Documentation sur les films programmés
-  Edition de catalogues 16 et 35mm
-  Organisation de stages de formation pour les animateurs de ciné-clubs et les enseignants
-  Séances de cinéma pour un public précis : fourniture de films, projection et animation pour des clubs du troisième âge, séances de cinéma pour enfants.

En 1986, Pierre Frésil est nommé Président de la Flec.

En 1999, Rémy LAVAL est remplacé par Jacky THAVAUD au poste de Délégué Général. Ce dernier développe fortement l’activité de formation en donnant à la FLEC les moyens de répondre à l’évolution des médias et des nouvelles technologies. En 2002, trois emplois-jeunes sont recrutés : un webmaster, un chargé de communication et un programmateur cinéma.

En avril 2004, Guy Mariaud, puis Alain MARCHAND, succèdent à Pierre Frésil en qualité de Président.

Depuis Avril 2005, Rémy LAVAL assure la fonction de Président de la FLEC.

Actuellement, la FLEC compte un effectif de quatre salariés : le Délégué Général, la Programmatrice Cinéma, la Chargée de Communication et le Webmaster. Ses activités sont principalement tournées vers la Programmation de Films ainsi que la Formation à l’image et au multimédia.

BILAN ET PERSPECTIVES DE LA FLEC

Depuis les années quatre vingt, à Paris, la FLEC s’est ouverte à la formation et à la réalisation tout en maintenant la programmation cinématographique. A Paris, les salles d’art et essai, malgré leurs difficultés financières, continuent d’assurer le relais. Pourtant, comme l’écrit Michel Ciment dans l’article « Europa, Europa » paru en 1997 dans la revue Positif, consacré à la désaffection pour les films européens : « regroupant dans les années cinquante et soixante des millions d’adhérents, la Fédération française des ciné-clubs, l’Ufoleis, la FLEC et la Fédération Jean Vigo, avec leurs revues Cinéma, Image et son, Téléciné et Jeune Cinéma, avaient accompli un véritable travail d’éducation en projetant des films de Wajda, de Kurosawa (...), et préparaient ainsi un public curieux et informé à aller voir lors de leur sortie tel film polonais, japonais, suédois, brésilien, italien ou tchèque. On a pensé qu’une aide accrue aux salles et aux distributeurs serait suffisante. Encore fallait-il que les spectateurs aient des repères culturels et cinéphiliques pour se précipiter au cinéma à la recherche d’émotions différentes. » Cet article résume à lui seul la fonction inhérente d’une fédération telle que la FLEC : former et sensibiliser les spectateurs à l’image afin qu’ils puissent par la suite aller vers ces films de manière autonome.

C’est pourquoi, dans ce contexte, la FLEC axe ses objectifs futurs vers un renouveau d’éducation en poursuivant sa fonction première de programmation de films mais également en axant ses priorités vers des ateliers de découverte et de formation à l’image et à la réalisation. Bénéficiant de locaux importants à Montreuil, à la porte de Paris, d’une centaine de films, de matériel de tournage et de montage, d’une salle équipée de 8 stations multimédias et de nouvelles recrues, la FLEC possède les moyens techniques et humains d’une telle démarche.

D’autres actions tournées vers l’initiation au cinéma et l’éducation à l’image ont eu lieu dans le cadre de manifestations diverses telles que :
-  Un « été au cinéma » : 2000-2001 : Limoges, Montargis, Cherbourg, Pithiviers
-  « Collège au cinéma », « École au cinéma » : animation d’ateliers de lecture de l’image, Pontoise
-  Conception et projection multimédia et vidéo de la « Traversée du temps » dans le cadre d’une manifestation multidisciplinaire pour l’an 2000 à Alfortville
-  Participation au « Festival du film sportif » de Maisons-Alfort.
-  Participation au Festival « L’aventure du Premier Film »
-  « Festival du Cinéma polonais et des Pays d’Europe Centrale et Orientale » : Organisation et mise en place d’une Préfiguration à Lens (Pas-de-Calais) en Avril 2004.



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